Pauline Makoveitchoux

 

est une activiste féministe et photographe.

 

Née en 1986 à Vitry-sur-Seine, elle grandit à Ivry-sur-Seine dans un milieu ouvrier. Elle habite encore aujourd’hui dans le département du Val-de-Marne. 

Alors diplômée d'un baccalauréat technologique, elle occupe des postes divers dans les secteurs médical et de la restauration. C'est après avoir survécu à sept années de violences conjugales, que Pauline trouve dans la photographie son moyen d'expression.

En 2015, elle rejoint le mouvement féministe et activiste FEMEN.

 

En 2016, elle participe à la création et au développement du collectif féministe Insomnia, avec lequel elle organise des actions visant d’abord à dénoncer le marketing sexiste. En parallèle, Pauline participe à la création et au développement de la Brigade Anti Sexiste. 

Le 25 novembre 2016 elle organise et participe à l'action d’Insomnia de femmage aux victimes de féminicides ; Pauline ayant elle-même été bouleversée par un double féminicide au sein de sa famille. 

 

En janvier 2017, elle réalise ses premières photos de terrain afin de documenter l’action du même collectif pour la défense du droit à l’IVG, en réponse aux campagnes d'affichage mises en place par le mouvement anti-avortement “En marche pour la vie”.  Les photos prises par Pauline sont l'objet de premières publications dans la presse.

 

Quelques mois plus tard, épuisée par ses activités militantes, les pressions policières et judiciaires, elle se retire des collectifs féministes. Pauline se consacre alors pleinement à la photographie. Afin de perfectionner sa technique, elle suit des cours spécialisés en photographie studio et reportage photographique. Elle peaufine également sa démarche artistique qui l'amène à travailler une nouvelle forme de portraits féminins dans le but de désexualiser les postures et corps des femmes. 

 

En 2018, Pauline réalise le reportage photographique Alma de Portugal où elle documente les pratiques et la vie de pêcheurs traditionnels portugais dans la région de l’Algarve, voués à disparaître face aux méthodes agressives de la pêche industrielle.

 

En août 2019, elle répond à l'appel de sa sœur de lutte Marguerite Stern afin de documenter le mouvement des collages contre les féminicides qu'elle a initié. Le travail de Pauline sur les collages est le fruit d'un an de documentation et a donné lieu à de multiples publications dans la presse.

 

En septembre 2019, Pauline créé une série photographique intitulée Women are not afraid. Ce travail de mise en perspective des femmes dans l’espace public a pour but de dénoncer le harcèlement et les agressions sexistes et sexuelles qu'elles y subissent. La série est assortie d'un manifeste, aujourd'hui traduit en 9 langues.

 

Women are not afraid est exposée en novembre 2019 au Studio Club avec le Censored Magazine. Pauline souhaite également poursuivre sa série au niveau international, elle est donc à la recherche de financeurs. 

 

En octobre 2019, Pauline approfondit son métier de photographe en proposant une activité de coache posturale.

 

En janvier 2020, elle effectue une nouvelle série photographique intitulée Sorcières.

En février 2020, elle réalise la série photographique Les Clameuses, au coeur d’une cité de Clichy sous bois.

Puis, durant le confinement, elle crée et anime des expositions virtuelles commentées en direct afin de présenter son travail et de continuer à rassembler, virtuellement, les femmes

En septembre de la même année elle réalise la photographie de couverture du livre  Héroïnes de la rue, de Marguerite Stern.

En parallèle, ses photos des collages sont exposées par la galerie féministe Art Girls. 

Pauline Makoveitchoux
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